f t s A a p

Amiante : peut-être un médicament efficace contre le mésothéliome

Date : 07/09/2021

La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de recevoir une demande d’autorisation d’accès précoce du médicament OPDIVO (nivolumab) dans le traitement du mésothéliome pleural malin non opérable.

Autorisation d’accès précoce d’un médicament

En effet, depuis le 1er juillet 2021, la réglementation sur les Autorisations Temporaires d’Utilisation (ATU) a été modifiée.

C’est la raison pour laquelle le laboratoire a déposé une demande « d’Autorisation d’Accès Précoce » en vue de la mise en conformité de l’Autorisation Temporaire d’Utilisation.

Les critères que la Haute Autorité de Santé examinera sont les suivants :

  • Caractère grave, rare ou invalidant de la maladie ;
  • Nécessité immédiate du médicament ;
  • Absence d’autre traitement approprié dans l’indication concernée.

La demande d’accès précoce d’un médicament disposant déjà d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) est faite par le laboratoire pharmaceutique titulaire des droits d’exploitation du médicament.

Il soumet son dossier directement auprès de la Haute Autorité de Santé pour qu’il soit évalué.

Cette évaluation a pour objectif de décider si l’autorisation d’accès précoce peut être accordée dans l’indication préconisée par le laboratoire, et donc si le médicament peut être prescrit et remboursé pour les patients concernés.

OPDIVO, un médicament utilisable pour le mésothéliome pleural malin

Le principe actif de l’OPDIVO, le nivolumab, appartient au groupe des médicaments qui combattent le cancer et que l’on appelle des « antinéoplasiques ».

Il s’agit d’un anticorps monoclonal qui reconnait certains types de cellules cancéreuses et qui se fixent sur elles.

Cette action peut prévenir la croissance et la division des cellules cancéreuses.

On utilise le nivolumab pour traiter plusieurs types de cancers différents, notamment certains types de mélanome (cancer de la peau), les cancers du rein, du foie, de la tête et du cou, de l’œsophage …

OPDIVO peut être utilisé, en association avec l’ipilimumab, chez les adultes pour traiter le mésothéliome pleural malin (un type de cancer qui touche la membrane entourant les poumons et tapisse la cage thoracique) qui n’ont reçu aucun traitement antérieur et dont les tumeurs ne peuvent être retirées par la chirurgie.

Pour le Docteur Dominique Michel COURTOIS, Président de SOS AMIANTE, il faut espérer que ce médicament reçoive l’autorisation de la Haute Autorité de Santé et puisse bénéficier aux victimes atteintes de ce mésothéliome pleural malin non résécable.