Contaminations intra-familiales ou environnementales
Contamination intra-familiale ou par ricochet
Notre Association SOS AMIANTE est sollicitée par des victimes qui n’ont pas été en contact direct avec l’amiante au cours de leur activité professionnelle ni même personnelle.
Il n’est pas rare qu’une personne présente un cancer du poumon et plus souvent un cancer de la plèvre (mésothéliome) après avoir effectué le nettoyage des habits de travail de son mari, de façon hebdomadaire, pendant de nombreuses années.
Souvent l’épouse nous raconte que son mari revenait, le soir, de son travail (en particulier dans les secteurs de l’automobile, du textile, du bâtiment et des matières plastiques) et qu’elle nettoyait son « bleu de travail » recouvert de poussière grise.
Le délai habituel entre le début de l’exposition à l’amiante et l’apparition d’une maladie est compris entre 20 et 40 ans.
Souvent le mari est malade ou décédé d’une maladie en lien avec une exposition professionnelle à l’amiante et son épouse ne pense pas à faire le lien quand elle aussi est atteinte par une pathologie induite par l’amiante.
Contamination environnementale
Les victimes qui présentent des pathologies liées à l’amiante ont pu être contaminées, il y a de nombreuses années, sans même le savoir.
L’amiante est un matériau fibreux, obtenu par broyage de roches minérales.
L’utilisation de l’amiante n’a été interdite en France qu’en 1997.
Pendant leur enfance ou leur adolescence, pendant leur période de scolarité, de nombreuses personnes ont pu habiter à proximité d’usines ou d’entreprises qui utilisaient directement de l’amiante par exemple (Eternit, Everit, Amisol…).
Pendant des années, des poussières d’amiante ont été rejetées dans l’atmosphère exposant ainsi les personnes qui habitaient à proximité de ces usines.
Par exemple, les groupes scolaires du Bourg et d’Ormeteau, à Aulnay-Sous-Bois, étaient situés à proximité immédiate d’une usine (le Comptoir des Minéraux et des Matières Premières, le CMMP) qui a exercé des activités de broyage d’amiante entre 1938 et 1975.
Des poussières d’amiante ont été rejetées dans l’air, pendant cette longue période, au risque de contaminer les personnes situées autour de l’usine, en particulier les écoliers.
Cette menace a été prise au sérieux et le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes et l’Agence Régionale de Santé (ARS) Ile-de-France recommandent à toutes personnes concernées de consulter leur médecin traitant.
Ce dernier fera le point sur leurs expositions passées à l’amiante et leur prescrira les examens médicaux adaptés.
D’autres initiatives de même type devraient se développer dans d’autres régions de France.
Le Docteur Dominique Michel COURTOIS tient à préciser que ces victimes intra-familiales ou environnementales peuvent, bien entendu, demander une indemnisation auprès du F.I.V.A.